Dès mes premières règles, en terme de protections hygiéniques, j’ai préféré utiliser des serviettes hygiéniques plutôt que des tampons. On m’avait parlé du syndrome du choc toxique, de tous les produits chimiques et substances toxiques que ces derniers contenaient et j’ai tout de suite crains ce type de protections périodiques à insérer dans le vagin. Ainsi, lorsque j’ai commencé à remarquer les publicités pour la marque Thinx placardés dans tout le métro de New York, j’ai ressenti un regain d’espoir pour mon mode de vie sans tampons. Voici mon article bio sur mon ressenti concernant les culottes menstruelles.

« Sous-vêtements pour femmes ayant leurs règles ». Oh, mais c’est moi ! Mais, je me demandais : Est-ce que ce sont juste… des couches élégantes ? Est-ce que je me sentirai comme une femme du 19ème siècle ? D’un optimisme sceptique, j’ai décidé de mettre à l’épreuve ce produit prometteur pour espérer oublier définitivement tampons et serviettes hygiéniques.

Il s’avère que les sous-vêtements Thinx se déclinent en six styles, chacun ayant un niveau d’absorption mesuré en tampons (sérieusement) : des hiphuggers (« deux tampons de liquide ») aux strings (la moitié d’un tampon). Mais un point essentiel doit être précisé : Thinx ne prétend pas remplacer les produits hygiéniques de votre choix. Le site de l’entreprise explique que ses sous-vêtements lavables, super absorbants et écologiques, sont censés servir de sauvegarde, bien que selon votre débit, vous puissiez choisir de vous fier uniquement à Thinx – ce que j’ai courageusement tenté de faire pendant 48 heures.

 

Premier jour

Je ne vais pas vous mentir, même en étant une habitués des serviettes jetables, j’étais nerveuse à l’idée d’y aller seul avec juste cette jolie culotte en guise de protection. Et voir comme elles étaient mignonnes en personne me rendait d’autant plus sceptique. Comment ce modeste tissu, doté de bordures en dentelle, pourrait-il réellement contrôler mes saignements ?

Toute la matinée, je me suis retrouvée à faire des allers-retours paranoïaques aux toilettes. Mais tout ce que je voyais, c’était une tache humide relativement inoffensive dans ma culotte menstruelle noire. Une fois que je me suis sentie sûre de ne pas avoir de fuite, je me suis laissée aller à un lundi normal, qui se trouve être le jour où je prends un cours de kickboxing à la salle de sport. Faire de l’exercice tout en ayant ses règles et porter une culotte sans aucune protection hygiénique était en fait assez cool. On connaît toutes les risques liés à l’exercice pendant la période de règles. En tant que personne ayant déjà couru 14 miles avec une serviette hygiénique (allez-y, pleurez pour moi), cela m’a semblé révolutionnaire. Mais immédiatement après mon entraînement, j’avais hâte de me changer. Pour nettoyer ma culotte imperméable et réutilisable Thinx, au demeurant très confortable, j’ai suivi les instructions et je l’ai rincé à la main avec du savon et de l’eau froide, puis je l’ai accroché pour la faire sécher. Parfait donc les premiers jours.

 

Deuxième jour

Contente d’avoir pu tester ce protège slips lavable avec succès, pour le jour le plus lourd de mon cycle, c’est à dire lorsque mes règles sont les plus abondantes, j’ai sorti les gros canons : les hip-huggers. Celles-ci sont à peu près aussi épaisses que celles plus minces, mais aborbent beaucoup plus de liquide. À ce moment-là, je me sentais confiante sur le fait que Thinx pouvait gérer mon flux.

Je l’ai enfilé vers 8 heures du matin, mais à 10 heures, j’avais déjà l’impression de porter un maillot de bain mouillé. Les sous-vêtements semblaient avoir cessé leur fonction absorbante, comme s’ils étaient remplis à ras bord, si tant est que cela soit possible pour des sous-vêtements.

Comme pour le premier jour, je me suis rendue régulièrement aux toilettes, mais cette fois-ci, je n’ai pas été si prudente. Un rapide coup d’œil et j’épongeais le tissu avec des boules de papier toilette. Totalement dégoûtant, je sais. Et puis ça a empiré.

Vers 15 heures, l’impensable est arrivé. Je travaillais depuis mon bureau, quand j’ai senti un liquide chaud entre mes cuisses (ce qui me rappelle les flashbacks du collège). Les sous-vêtements avaient laissé tombé, et ce bien avant que je ne sois prête. Pour éviter le cauchemar ultime des fuites visibles, j’ai continué à éponger avec mon papier toilette, et par miracle, cela a marché.

Habituellement le mardi, je me précipite du travail à la salle de sport pour éviter d’arriver en retard à mon cours de musculation préféré. Je suis une personne routinière, et je n’allais pas laisser une culotte qui ne fonctionne pas me gêner dans mon quotidien.

Mais avec le recul, j’aurais dû le faire car il s’est avéré que la sensation d’humidité n’était pas mon plus gros problème. Trois accroupissements pliés et il m’est apparu que ma culotte Thinx dégageait une odeur nauséabonde. Jusque là, je n’avais aucune idée de l’odeur de mes menstruations.

En fin de compte, oui, le fait de porter des sous-vêtements Thinx lors d’une journée chargée m’a fait me sentir comme une femme du XIXe siècle. Cela dit, je peux effectivement les recommander pour les jours plus légers. Même après mon cauchemar d’hygiène intime, je n’ai pas jeté mes culottes, ni mon shorty iltra confortable. Après tout, ils n’étaient pas du tout abîmés. Ils ont été fabriqués pour survivre aux fuites, même aux fuites urinaires – ce qui, toutes critiques mises à part, est plutôt cool pour une paire de sous-vêtements – et leur composition sans substances chimiques ni perturbateur endocriniens, fait de coton doux, les rends très agréables à porter.